Élections législatives et communales : une commission financière installée pour encadrer les dépenses de campagne

Publié le 7 mars 2026 à 20:40

À l’approche des élections législatives et communales prévues le 24 mai, les institutions impliquées dans l’organisation du processus électoral ont installé une commission financière chargée de proposer le montant des cautions exigées pour les candidats et de fixer le plafond des dépenses autorisées pour la campagne. Cette structure doit formuler ses propositions dans un délai de cinq jours.

Alors que la Guinée se prépare à organiser des élections législatives et communales couplées, les acteurs du processus électoral poursuivent les préparatifs administratifs et techniques. Dans ce cadre, une commission financière a été officiellement installée afin de déterminer les règles financières qui encadreront la participation des candidats et le déroulement des campagnes électorales.

Une commission prévue par le code électoral

La mise en place de cette commission s’appuie sur les dispositions de l’article 275 du code électoral. Elle regroupe plusieurs institutions impliquées dans la gestion et la supervision du processus électoral.

La commission est composée de représentants de la Direction générale des élections, du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ainsi que de l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel et des élections (ONASUR), qui en assure la présidence.

Sa mission principale consiste à élaborer des propositions concernant les cautions financières exigées des candidats aux différents scrutins.

Des cautions différentes selon les scrutins

Les élections prévues concernent à la fois les législatives et les communales, deux scrutins qui seront organisés simultanément. Cette configuration implique l’établissement de plusieurs types de cautions.

Pour les élections législatives, deux modes de scrutin sont prévus. Le premier concerne l’élection de députés sur des listes nationales à la représentation proportionnelle. Le second correspond à des scrutins majoritaires organisés dans les circonscriptions.

À ces cautions s’ajoute celle relative aux élections communales, destinées à élire les conseillers municipaux. Le nombre de conseillers varie selon les communes, allant de onze à quarante-cinq en fonction de la taille de la population.

Un encadrement des dépenses de campagne

Outre la question des cautions, la commission financière est également chargée de proposer un plafond des dépenses autorisées pour les campagnes électorales.

Cette mesure vise à définir un cadre financier pour les activités de campagne et à limiter les dépenses excessives. Les membres de la commission devront examiner les modalités permettant d’établir un plafond jugé applicable à l’ensemble des candidats et des formations politiques.

Les propositions formulées par la commission seront ensuite transmises aux autorités compétentes pour validation.

Des propositions attendues dans un délai de cinq jours

Après son installation officielle, la commission dispose d’un délai de cinq jours pour finaliser ses propositions concernant à la fois les cautions de candidature et les plafonds de dépenses de campagne.

Ces propositions devront ensuite être soumises à la procédure d’approbation prévue par la réglementation en vigueur avant leur application lors des élections législatives et communales prévues le 24 mai.

 

Financial Guinea

La rédaction vous conseille

Lancement des travaux du centre régional de la HAC à Faranah

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a procédé à Faranah à la pose de la première pierre de son futur centre régional. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de décentralisation des missions de régulation des médias. La cérémonie s’est tenue en présence de représentants institutionnels, de responsables locaux et de professionnels du secteur.

Lire plus »

Indemnisation des victimes du 28 septembre 2009 : un décret encadre la prise en charge par l’État

Un décret présidentiel, signé le 26 mars 2025, prévoit la prise en charge intégrale par l’État des indemnisations destinées aux victimes du massacre du 28 septembre 2009. Cette décision encadre le financement de ces indemnisations via le Budget National de Développement (BND), dans un contexte de gestion des conséquences d’un événement marquant de l’histoire récente du pays.

Lire plus »

Éducation et numérique : participation guinéenne à la 5ᵉ réunion de la Coalition mondiale pour l’éducation

La cinquième réunion annuelle de la Coalition mondiale pour l’éducation s’est tenue à Paris, sous l’égide de l’UNESCO. La Guinée y a pris part à travers son ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean-Paul Cedy, venu présenter les orientations actuelles du pays en matière de réforme éducative, notamment dans le contexte de la transition numérique.

Lire plus »